LE LOGEMENT

Le logement de nos poules naines doit être notre toute première préoccupation et ce à tous les sens du terme ‑ préoccupation première en permanence car nos élèves y passent la totalité de leur, vie et préoccupation première en chronologie car le logement doit être prêt avant l'arrivée des occupants.

La surface.

Cette surface dépend des possibilités du terrain dont vous disposez et il ne serait être question de se priver du plaisir d'élever en raison des dimensions réduites d'un jardin. Un minimum est cependant indispensable. J'ai parfois vu des poules naines élevées dans des "clapiers", au sens large du terme : un parquet de un coq et trois poules disposait d'une surface d'environ 60 x 100 ou 120 cm. avec une hauteur de plafond de 60 à 70 cm.. Même si cela permet d'élever sur plusieurs étages, je considère que ces dimensions sont vraiment trop réduites pour l'épanouissement des animaux. Une surface minimale de trois à quatre mètres carrés (1 x 3 ou 1 x 4 mètres est préférable à 2 x 2) est le minimum indispensable pour les races petites et calmes.

Quant à la hauteur, elle doit vous permettre de pénétrer dans le parquet sans vous baisser, non seulement pour votre confort lors de l'entretien du local mais surtout parce que les volailles aiment à se percher en hauteur parfois dans la journée et surtout la nuit pour dormir et le vol leur permet de développer leurs muscles pectoraux. Ceci est valable même pour les plus petites races (Barbus d'Anvers, Javas, Hollandskriel, Nagasakis, Sebrights, etc. ... ) car ce sont celles qui apprécient le plus la possibilité de voler. Une exception peut être faite pour la Nègre‑soie dont les faibles aptitudes au vol ne nécessitent pas un plafond très élevé, si cependant vous lui fournissez un "escalier" sous forme de perchoirs étagés du sol au plafond, elle n'hésitera pas à rejoindre le sommet de l'installation. De toute façon une hauteur d'homme est souhaitable car rien n'est aussi désagréable que d'avoir à se contorsionner et à ramper pour aller nettoyer, désinfecter ou récupérer des oeufs, surtout si cela se répète continuellement et que, l'âge aidant, nos jointures commencent à être moins souples.

Un parquet allant du sol au plafond permet en outre de réaliser au sol une véritable litière permanente et profonde qui ne saurait exister dans des cases superposées. Mais certaines naines très actives et grattant abondamment ne sauraient se contenter d'une trop petite surface

la Leghorn, la Mouette, le Braeckel, l'Ardennaise, l'Andalouse et d'autres exigent plus de place, de même que les races naines les plus volumineuses quoique le caractère calme de certaines les rende peu exigeantes.

Le minimum.

Le parquet restreint de 1 x 3 mètres permet donc d'élever dans des conditions honorables sinon optimales un groupe de un coq et trois poules de petite race. Il ne doit pas être construit n'importe comment. La forme étant généralement rectangulaire, il est indispensable que deux faces, au minimum, soient intégralement closes par un mur ou une cloison afin que jamais un courant d'air ne puisse s'infiltrer. Ces faces fermées seront le Nord et l'Ouest. Si c'est une des plus grandes faces qui reste grillagée et ouverte, elle sera de préférence orientée à l'Est et les trois autres peuvent être intégralement obstruées. Si plusieurs enclos sont juxtaposés, il est évident que seul l'ensemble de l'installation doit être ainsi protégé, les divers parquets étant séparés par un simple grillage. La base de ces séparations est cependant à constituer en matériau opaque pour éviter les incessants essais de conflit entre coqs voisins. Le parquet, ou les parquets juxtaposés, seront intégralement couverts par un toit débordant largement pour éviter toute projection de pluie à l'intérieur quel que soit le sens du vent. La pente du toit doit chasser l'eau de pluie vers une face close pour éviter les éclaboussures à l'intérieur à moins qu'une gouttière ne soit installée, ce qui est préférable. Le parquet est surélevé par rapport au ,sol environnant et protégé par un muret pour éviter la pénétration de l'eau de ruissellement en cas de gros orage. Ce muret, en solide matériau de construction quel qu'il soit, est bien enfoncé dans le sol pour assurer en plus la défense contre les prédateurs.

Il n'est pas nécessaire de prévoir une clôture intégrale, en matériau plein, de ce petit parquet (ou ce groupe de parquets), même en hiver, sous prétexte de conserver la chaleur. L'essentiel est de préserver les volailles de l'humidité et des courants d'air, car le froid sec ne leur est guère nocif Une atmosphère confinée avec condensation de la respiration serait beaucoup plus préjudiciable.

La réalisation d'un seul parquet ne suffit pas si l'on a l'intention d'élever, ce qui est notre but essentiel. Il faut au minimum un second parquet pour installer les jeunes qui ne sauraient être mélangés aux anciens, du moins dans leur jeune âge, en raison de la différence de nourriture et des risques d'attaques par les adultes. En plus il est bon de prévoir de petits enclos séparés qui peuvent servir à isoler un animal malade ou blessé ou de quarantaine pour un nouvel arrivant, Ils seront également utilisés pour installer les poules couveuses ou meneuses.

La promenade

Ce ou ces parquets où les naines peuvent être maintenues en permanence peut avec bonheur être prolongé par un enclos plus vaste où les volailles seront lâchées par beau temps. Si vous avez plusieurs parquets et pas assez de surface pour prolonger chacun par un enclos de promenade, vous pouvez fort bien pratiquer l'alternance des sorties.

La "promenade" n'a pas à être couverte par un toit, bien au contraire, mais un grillage de protection sera le bienvenu, soit contre certains prédateurs, soit surtout pour éviter quelque escapade de vos pensionnaires par le haut. L'idéal est que le sol soit garni de végétation. Hélas, si la surface est restreinte, cette végétation va très vite disparaître. Il faut la renouveler. Le mieux est de profiter du début du printemps, où les précipitations obligent souvent à maintenir le cheptel enfermé dans les parquets couverts, pour ensemencer avec diverses graines, trempées au préalable, et sommairement enfouies qui germeront et grandiront très rapidement. Personnellement j'utilise un mélange "pigeons" du commerce dont la diversité des graines fournit aussi bien des graminées qui poussent et sont consommées très rapidement que des plantes plus hautes et plus résistantes qui ne seront attaquées que très progressivement quand tout le reste aura disparu. Bien évidemment, si vous avez la possibilité de donner à vos volailles une très grande "promenade", la végétation s'y maintiendra sans intervention de votre part. Dans ce cas, prévoyez des arbustes et haies brise‑vent sous lesquels les poules aiment à se prélasser et à gratter.

Le terrain de la "promenade" doit être bien drainé et constitué par un sol léger. Les terrains argileux sont à déconseiller. Les excréments et le piétinement des poules contribuent à encrasser et compacter le sol qui devrait rester meuble pour une bonne évacuation de l'humidité. Il est certain que l'on ne peut choisir son sol ou déménager pour trouver un endroit plus propice pour élever des poules. Dans ce cas il faut amender le terrain par des apports de chaux ou de sable de rivière ou les deux. Chez moi j'apporte deux mètres cubes de sable tous les deux ans. Un bêchage peu profond ou un émiettage à l'aide de la "griffe de jardin" (usage au profit des poules qui n'était pas prévu par son inventeur) suffit alors à conserver une bonne densité au sol.

Le luxe.

Si vous disposez de suffisamment de place et d'argent, l'installation décrite ci‑dessus peut encore être améliorée par l'adjonction d'un poulailler entièrement clos et fermé. Attention! Clos ne veut pas dire confiné. Il doit toujours rester, été comme hiver, une partie grillagée permettant à l'air de se renouveler. En hiver cette surface ouverte doit se situer environ à mi-hauteur et peut être réduite à quelques décimètres carrés‑ en été elle sera beaucoup plus importante et située au niveau de la partie supérieure de la pente du toit pour permettre à l'air chaud de s'échapper et une autre ouverture située près du sol permettra à l'air frais de pénétrer. Pour l'hiver, les ouvertures "d'été" peuvent être condamnées par un châssis vitré ou simplement par un plastique translucide agrafé avec soin.

Ce poulailler fermé donne directement sur le parquet couvert décrit plus haut et l'ensemble constitue un excellent "deux pièces" pour vos volailles, il n'exclue évidemment pas la possibilité d'un terrain de promenade. Par contre je déconseille fortement la réalisation d'un petit poulailler fermé donnant directement sur la promenade ou situé en son centre, comme on le voit trop souvent : les volailles ne pouvant rester entre quatre murs sortiront dans la promenade non couverte par tous les temps avec tous les risques que cela comporte. C'est à éviter pour des volailles robustes, à fortiori pour les races particulières comme les Nègre‑soie et les Frisées (plumage perméable à la pluie), les races huppées, les races aux pattes emplumées, les Nagasakis (trop près du sol), etc...

Voici donc l'installation idéale poulailler fermé pour la nuit, parquet couvert pour les journées maussades et "promenade" pour les beaux jours. Le poulailler fermé présente un autre avantage : les chants matinaux des coqs s'entendent moins que dans un simple parquet couvert et cela peut être utile pour ménager le voisinage.

Les matériaux.

Beaucoup de matériaux conviennent pour la construction d'un poulailler. La maçonnerie, sous toutes ses formes, est solide et demande peu d'entretien. Elle doit être finie intérieurement par un enduit lisse de ciment ou de chaux afin d'éliminer toutes les fissures où des parasites peuvent s'installer. Le bois est facile à travailler et bon isolant mais donne facilement refuge à des parasites comme les poux rouges; un badigeonnage régulier au carbonyle les découragera et assurera au bois une longue survie, si vous n'appréciez pas la teinte sombre qu'il donne au bois vous pouvez utiliser des peintures ou des lasures insecticides. Inconvénient : le bois est facile à percer par rats et souris. Même si vous êtes un esthète et souhaitez abriter vos poules dans un joli chalet bien décoré, évitez les fioritures, les couvre‑joints et divers ornements inutiles  ce sont des refuges pour les poux et autres parasites.

Dans tous les cas, et quel que soit le matériau en surface, un soubassement maçonné est nécessaire pour le poulailler et le parquet couvert. L'idéal est de l'enfoncer d'au moins 40 centimètres ce qui découragera les prédateurs fouisseurs. Il doit aussi dépasser du sol d'à peu près la même hauteur. Au niveau des portes ce soubassement doit aussi dépasser du sol, mais éventuellement un peu moins, car vous devez prévoir l'épaisseur de la litière qui ne doit pas empêcher une ouverture facile des portes dans un sens comme dans l'autre. Une bonne solution au niveau de la porte est de remplacer le soubassement maçonné par une épaisse planche engagée dans des glissières et amovible par en haut : vous la retirez au moment du nettoyage pour évacuer facilement la litière et, le reste du temps, vous l'enjambez.

Le toit du poulailler et du parquet couvert peut être en tuiles traditionnelles  en ardoises plastifiées (schingle) plus légères, ou en tôles ondulées métalliques ou plastiques. Ces dernières ont le gros avantage de laisser passer la lumière mais l'inconvénient de provoquer un effet de serre par grand soleil. Pour l'été on peut les recouvrir d'une toile à ombrer.

 Faut‑il isoler? J'ai dit que les poules étaient peu sensibles au froid sec. Mais si vous élevez certaines espèces de faisans ou autres oiseaux plus délicats un isolement limité au toit (qui deviendra alors opaque même s'il est en tôle plastique) ou s'étendant à tous les murs peut être nécessaire ne serait ce que pour limiter la consommation d'un chauffage si vous le prévoyez, Mais cela reste exceptionnel et nous n'y insisterons pas. Inconvénient de l'isolant : quel que soit le matériau, les souris adorent le creuser pour s'y installer de confortables demeures. Quant au polyéthylène expansé, ne le laissez jamais à nu, les poules et faisans le consomment avidement. C'est sans inconvénient pour leur santé mais l'isolation est détruite.

 Le sol peut être cimenté ou en terre battue. Pour le poulailler fermé, de petite surface, mieux vaut le cimenter en veillant bien à la jonction avec le muret de soubassement pour éviter toute pénétration des rats par des galeries, Pour le parquet couvert je préfère la terre qui permet l'évacuation de l'humidité (même si ce n'est pas fréquent il arrive toujours que l'on renverse un abreuvoir). Elle sera d'abord recouverte d'un solide grillage à mailles soudées de 2 x 2 cm maximum pour interdire le passage des rats. Ce grillage sera solidement fixé au muret extérieur par un épais joint de ciment puis recouvert d'une bonne dizaine de centimètres de sable sec.

 La litière.

 Elle est nécessaire pour le poulailler clos comme pour le parquet couvert et doit être conçue de façon à nécessiter le minimum de travaux d'entretien.

 Commencez dans tous les cas par une bonne couche (au moins 10 cm.) de sable sec (ce qui est plus difficile à trouver qu'à dire) qui peut être mêlé de cendre de bois ou de charbon. Vous avez ensuite le choix entre plusieurs matériaux,

 La paille de longueur normale est à déconseiller : les naines n'arrivent pas à la remuer suffisamment et les excréments s'accumulent à la surface. Préférez lui la paille hachée dans laquelle les crottes seront incorporées par les poules en grattant et se dessécheront. Les copeaux de bois forment une bonne litière mais leur pouvoir absorbant est relativement restreint; avantage pourtant : les copeaux de résineux découragent les poux. L'idéal absolu reste le copeau de chanvre dont le pouvoir absorbant (donc desséchant) est très élevé. Il est vendu sous le nom "d'Aubiose" par les Chanvrières de l'Aube à Bar sur Aube. Le prix de la balle d'Aubiose compressée (correspondant à un grand sac de copeaux) est de 46 f départ usine (prix 1999). On peut parfois en trouver chez des revendeurs et grossistes spécialisés car elle est utilisée comme litière pour les chevaux. On en trouve aussi dans les oiselleries en petits paquets pour hamsters et autres rongeurs mais c'est infiniment plus cher et donc inutilisable pour nous. Une litière de dix centimètres d'épaisseur d'Aubiose pour un parquet de trois mètres carrés où se trouvent un coq et trois poules naines ne demande aucun entretien pendant un an sauf si, accidentellement, elle se trouve mouillée. Au bout d'un an elle s'est transformée en un amas pulvérulent et très sec qui constitue un excellent engrais (à utiliser avec modération car très riche) et il suffit de la remplacer en partie ou totalement. Je nettoie mes volières en fin d'automne et incorpore ce fumier à la terre du jardin par bêchage pour qu'il ait tout l'hiver pour se décomposer, de nombreux voisins m'en demandent.

 Dans tous les cas le sable plus la litière donnent une épaisseur d'environ 20 centimètres au dessus de laquelle les portes doivent se mouvoir librement. D'où l'utilité du muret ou de la planche dont j'ai parlé précédemment.

 Ne laissez jamais vos poules directement sur la terre battue (sans litière) sous prétexte qu'il s'agit d'un matériau naturel. D'abord la terre battue absorbe et conserve l'humidité, ensuite, très rapidement ce n'est plus de la‑ terre battue mais de la fiente de poules compressée par le piétinement et mal séchée dans laquelle toutes les bactéries pullulent, entretenant et renouvelant de nombreuses maladies, en particulier le coryza et la coccidiose.

 Les clotures.

 Nous ne reviendrons pas sur les faces pleines, quel que soit le matériau utilisé mais nous devons nous intéresser aux faces et ouvertures grillagées.

 Pour les ouvertures du poulailler et le parquet couvert, un grillage à triple torsion avec une maille de 16 mm. convient parfaitement. Avec une maille plus large les moineaux risquent de passer et de dévorer la nourriture. Un grillage soudé à mailles carrées ou rectangulaires est plus solide et plus rigide mais plus onéreux, respecter les mêmes dimensions que pour le grillage torsadé pour éviter l'incursion des moineaux. Inutile de prévoir un grillage plus serré pour éviter l'intrusion des souris, elles trouveront toujours un autre passage.

 La "promenade" n'a pas à être défendue contre les moineaux, cela coûterait trop cher et entraînerait des risques d'effondrement de la partie supérieure (qu'elle soit en filet ou en grillage) en cas de chute de neige. Les côtés peuvent être réalisés en grillage à triple torsion à mailles larges ou en grillage à simple torsion, plus résistant. Le bas doit être doublé, sur une hauteur d'environ 50 cm. d'un grillage à mailles fines car vous pouvez avoir à y lâcher des poussins un jour ou l'autre, même si vous ne l'avez pas prévu. Le "toit", s'il est réalisé, sera constitué d'un grillage léger (triple torsion est alors plus indiqué) ou d'un filet, l'un ou l'autre à larges mailles pour ne pas arrêter les flocons de neige. Si vous préférez une construction plus robuste, utilisez un grillage à larges mailles rectangulaires soudées genre Bekaert, la maille de 10 x 7 cm. est la plus large à utiliser si vous souhaitez interdire l'accès aux renards et aux chats ce qui semble une précaution élémentaire. Pour soutenir le "toit" quelques poteaux surmontés de longs fers en "T" seront certainement nécessaires... ou tout autre soutien.

 Le mobilier.

 Les perchoirs constituent le premier mobilier à prévoir. Que ce soit dans le poulailler s'il existe ou dans le parquet couvert, le perchoir "de nuit" est le plus important. Ce sera nécessairement le plus élevé sinon les poules choisiront pour dormir n'importe quel support de fortune qui serait plus élevé que le perchoir que vous avez prévu. Il ne doit pas être trop près ni du plafond ni du fond pour que la plus longue queue de coq reste à distance des cloisons ou grillages. Sa section ne sera pas trop mince mais pas exagérée car nous avons affaire à des naines : 4 à 6 centimètres est raisonnable selon la taille des pensionnaires. Un perchoir plat, conseillé parfois, est superflu même pour les races à‑pattes emplumées : les doigts des poules accroupies se referment naturellement pour saisir le perchoir et une planche est aussi inadaptée qu'un perchoir trop mince.

 Toutes les poules de l'enclos doivent pouvoir tenir à l'aise pour la nuit sur le perchoir le plus élevé, sinon il y aurait chaque soir des bagarres pour y accéder. Mais en dehors de ce perchoir il peut en exister bien d'autres, soit pour servir de relais pour accéder au plus haut, soit simplement pour servir de reposoir dans la journée car lors de leurs siestes diurnes les poules ne recherchent pas systématiquement le perchoir le plus élevé. Ne jamais placer deux perchoirs directement l'un au dessus de l'autre, ils doivent être décalés d'au moins 20 cm..

 Vous pouvez prévoir une "planche à crottes" sous les perchoirs. Dépourvue de litière elle sert à recevoir les excréments de la nuit et se nettoie périodiquement avec une spatule. Ne la fixez pas, elle sera simplement posée sur des tassots et facile à soulever car il faut pouvoir sans difficulté nettoyer en dessous ou aller chercher un oeuf qu'une poule capricieuse y aura déposé. L'usage de la planche à crottes donnera un fumier moins riche en fin d'exercice mais permet de prolonger l'usage de la litière.

 Restent les pondoirs qui seront soit fixés aux parois, soit posés au sol selon les aptitudes de la race à se mouvoir en volant ou sautant. Ne pas chercher le grand luxe que les poules dédaigneront peut‑être pour aller déposer leurs oeufs dans des endroits tout à fait imprévus. Mieux vaut leur offrir un choix varié de caisses diverses en formes et dimensions. Des caisses de récupération conviennent parfaitement et comme elles ne coûtent rien il ne faut pas hésiter à les brûler ou jeter chaque année avec les parasites qu'elles ont pu rassembler. Malgré cela les pondoirs sont à garnir fréquemment de poudre insecticide et perchoirs et pondoirs sont à désinfecter régulièrement avec une solution de crésyl à 1%.

 

Jean‑Claude Martin